D'ENTRE LES MORTS

Publié le par Fabrice Debaque

Auteur : Margaret Millar

Titre original : How like an angel

Traducteur : J. F. Crochet

numéro 5 de la collection Mi-Nuit édité chez Dupuis

D'ENTRE LES MORTS
D'ENTRE LES MORTS

1ère phrase : « ils avaient roulé pendant une nuit et presque une journée entière en traversant des montagnes, le désert puis à nouveau des montagnes. »

Quinn était un privé, il travaillait à Reno mais sa passion du jeu l'a ruiné et lui a fait perdre son travail. Désabusé et désargenté, il embarque avec une connaissance de passage, pour la Californie où il espère retrouver un ami qui lui doit de l'argent. Son chauffeur, qui craint les réactions de sa femme car il a lui-même perdu quelques centaines de dollars au jeu, décide brutalement de débarquer Quinn au milieu de nulle part. Avant de l'abandonner, il lui indique l'endroit où se trouve une communauté religieuse qui lui fournira nourriture et repos. Arrivé à destination, Quinn se rend compte que la communauté en question est une secte « La Tour Céleste », il y est accueilli très gentiment par Sœur Bénédicte, cuisinière et infirmière. Le lendemain, avant que Quinn ne parte pour Chicote, une petite ville devenue prospère grâce au pétrole, elle lui propose 100 dollars pour mener une enquête très simple : découvrir si un certain Patrick O'Gorman est toujours vivant et revenir l'en informer. Comme il est fauché, Quinn accepte l’offre et remplit facilement sa mission. Cependant, en bon fouinard qui se respecte, il ne peut s'empêcher d'en savoir plus et déclenche une cascade d'événements tragiques. Il n'est jamais bon de déterrer les secrets des petites villes...

Par sa description des personnages, l'enchaînement implacable des événements, Margaret Millar montre sa maîtrise de l'écriture et sa parfaite connaissance de la psychologie humaine. Une plongée dans l'Amérique des années 50-60 qui n'a rien d'idyllique.

L'une des nombreuses éditions en langue anglaise

L'une des nombreuses éditions en langue anglaise

Margaret Millar est née au Canada en 1915. Après des études classiques à l'université de Toronto où elle s'intéressa à la psychiatrie, elle épousa Kenneth Millar qu'elle connaissait depuis longtemps et qui devint célèbre par la suite sous le nom de Ross McDonald. La vie domestique pesait à Margaret et après la naissance de sa fille, elle se retrouva alitée suite à un problème cardiaque, en fait une petite dépression comme elle l'admit plus tard. Pour passer le temps, elle lut des brassées de romans policiers, elle eut très rapidement l'impression qu'elle pouvait faire beaucoup mieux et se décida à écrire à son tour, c’est ainsi que son premier livre « The invisible wife » fut publié en 1941. Elle en écrivit plus de vingt autres jusqu'à sa mort en 1994. Titulaire d'un Edgar en 1956 pour son roman « Beast in view », traduit en français par « Mortellement vôtre », puis d'un Grand Master Award en 1983 pour l'ensemble de son œuvre, elle fut aussi élue en 1965 Femme de l'année par le Los Angeles Times pour son implication dans le mouvement écologique. Elle décède en 1994.

Plus que l'enquête en elle-même, c'est la psychologie des personnages et le suspense qui l'intéressent, elle ne dédaigne pas non plus le coup de théâtre final qui terminera le roman en apothéose.

Bibliographie des œuvres de Margaret Millar traduites en français

Quelques titres traduits en français
Quelques titres traduits en français
Quelques titres traduits en français
Quelques titres traduits en français
Quelques titres traduits en français
Quelques titres traduits en français
Quelques titres traduits en français
Quelques titres traduits en français
Quelques titres traduits en français
Quelques titres traduits en français
Quelques titres traduits en français

Quelques titres traduits en français

Des nouvelle parues dans Mystère Magazine et une critique parue dans le n° 72 de janvier 1954
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Des nouvelle parues dans Mystère Magazine et une critique parue dans le n° 72 de janvier 1954

Une partie des couvertures des éditions françaises

 

Aux éditions Dupuis, la collection Mi-Nuit connut 28 titres parus de 1965 à 1968. Dirigée par Willy Courteaux comme la collection Galop, elle eut, à peu de chose près, la même durée d'existence. Elle ne publia que des romanciers anglo-saxons parmi les plus renommés (Fredric Brown et Rex Stout entre autres ). Pour tous les titres, il s'agit de leur première parution en langue française. Parmi les traducteurs, on retrouve quelques noms déjà croisés dans la collection Galop.
 

Les dix premiers titres de la collection furent publiés sous une présentation très sobre : un dégradé de bleu foncé avec le texte en blanc. Le logo de la collection avivait ce bleu nocturne d'une seule touche grâce à l'envol d'une chauve-souris noire sur fond jaune. Sur la première de couverture, le titre français et le titre original ainsi que le nom de l'auteur, sur la quatrième, une présentation de l'ouvrage puis en dessous quelques extraits de journaux anglo-saxons encensant l'auteur et son œuvre. Les numéros 11 et 12 furent complétés par un dessin en noir et blanc mais la maquette resta identique. Du 13 au 18, le fond bleu fut remplacé par une illustration pleine page. Au dos, le cadre du résumé fut conservé mais les extraits de presse disparurent peu à peu. Les 19 et 20 testèrent deux présentations totalement différentes, délaissées l'une et l'autre, dès le numéro 21, pour un retour au bleu foncé avec un montage photographique dans les mêmes couleurs. Cette présentation perdura jusqu'au 28.

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Les titres et les couvertures de la collection Mi-Nuit

La collection Mi-nuit faisait suite à une autre collection policière : « La bibliothèque jaune » renommée ensuite « La Collection Jaune » qui compta une centaine de titres de 1936 à 1967. Cette collection beaucoup plus éclectique publiait des auteurs belges, comme Steeman, en plus des anglo-saxons comme Patricia Wentworth.

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Publié dans Belge, Dupuis

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